Plus que de gigantesques machines complexes et interconnectées qui produisent, entre autres, le meilleur sirop d’érable au monde, nos forêts sont au cœur de l’identité de notre pays et procurent des avantages environnementaux, économiques et sociaux souvent négligés. Un bref regard sur les nombreux bienfaits que les forêts vivantes apportent aux gens et animaux suffit à souligner leur énorme importance – et pourquoi nous devons faire tout en notre pouvoir pour les préserver.

Mythiques et majestueuses

La plus grande partie de la couverture forestière du Canada est nommée en l’honneur du dieu grec du vent du nord, Borée. S’étendant vers le sud à partir de la frontière de l’Alaska pour se terminer à Terre-Neuve, la forêt boréale occupe environ 75 pour cent des terres forestières du pays. Massive et imposante, elle tend à éclipser le rôle combiné que les 8 principales régions forestières du Canada jouent pour faire de notre pays un endroit où il faut bon vivre et travailler.

Non seulement les régions forestières du Canada, notamment les forêts boréale, acadienne, côtière et subalpine, font-elles partie des plus importants producteurs d’oxygène de la planète, mais elles absorbent et emmagasinent également des quantités énormes de dioxyde de carbone de l’atmosphère, atténuant ainsi les effets du changement climatique.

En plus de nous permettre de respirer, les forêts contribuent à préserver les sols, font circuler les nutriments et agissent comme des purificateurs naturels, filtrant les polluants dans l’air et l’eau. Ces bienfaits se ressentent aussi dans nos plus grandes villes, les arbres dans les parcs et les boulevards aidant à améliorer la qualité de l’air et de l’eau.

Par ailleurs, un grand nombre d’animaux trouvent leurs abris, nourriture et eau dans les habitats forestiers. En effet, environ les deux tiers des 140 000 espèces fauniques du Canada dépendent des écosystèmes forestiers. C’est le cas notamment des 150 différentes sortes d’oiseaux chanteurs vivant dans la forêt boréale, de l’ours esprit des forêts fluviales côtières de la Colombie-Britannique, des loups et wapitis des provinces des Prairies ainsi que des orignaux et cerfs de Virginie qui ont élu domicile dans la Forêt des Grands-Lacs et du St-Laurent.

Précieuses et productives

En 2016, l’industrie forestière a contribué à hauteur de 23,1 milliards de dollars au PIB national et fourni près de 1 000 000 d’emplois directs et indirects. Ces postes comprennent des forestiers, scientifiques, ingénieurs et travailleurs spécialisés ainsi que les emplois occupés dans les entreprises de services du secteur. L’engagement du Canada envers la gestion durable de nos forêts – incluant la restauration de tous les lieux de récolte de la forêt de la Couronne – démontre également que l’industrie est une source d’emploi stable à long terme, particulièrement dans les collectivités rurales et indigènes.

Lorsqu’on invoque les avantages économiques et les produits issus de nos forêts, le bois d’œuvre et les pâtes et papiers figurent généralement en tête de liste. Or, les produits alimentaires tels les bleuets, les champignons et la viande de gibier, comme le cerf, sont d’un grand apport aux collectivités rurales. Et n’oublions surtout pas le produit chéri des Canadiens et Canadiennes, le sirop d’érable, qui a généré
381 millions de dollars en 2016, en grande partie grâce à la gestion responsable de nos forêts.

Les forêts ont joué un rôle crucial dans l’essor du Canada et restent essentielles à son avenir. C’est pourquoi il est important de reconnaître et de célébrer leur grand apport à notre qualité de vie – elles filtrent l’air que nous respirons, soutiennent la biodiversité, génèrent des produits utiles et des emplois de qualité, nous fournissent de magnifiques espaces et consolident nos collectivités. Que deviendrions-nous, et nos pancakes, sans elles?

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