Dans le cadre de son initiative « Canada 150 », Éco Héros informera ses membres à l’échelle du pays sur les menaces potentielles qui guettent l’une de nos espèces les plus emblématiques, l’orignal. Membre le plus grand et le plus massif de la famille des cervidés, l’orignal se retrouve dans tous les territoires et provinces du Canada, à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard. Ceux qui ont la chance de voir un orignal sont épatés par sa taille : un mâle adulte est aussi grand qu’un cheval, pèse 1 300 livres et porte un panache pouvant aller jusqu’à 5 pieds. Longtemps un symbole du Canada, l’orignal représente la magnificence de la faune indigène de notre pays. Or, les populations d’orignaux sont en déclin dans plusieurs régions, notamment en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique.

Pour mieux comprendre la cause de ces déclins, Éco Héros et l’APFC se sont associés avec le Dr Brent Patterson de l’Université Trent pour étudier l’incidence de la chasse aux faons sur les populations d’orignaux dans quatre unités de gestion de la faune (UGF) entourant le parc provincial Algonquin. En 1980, face au déclin des populations d’orignaux, le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario (MRNF) adopta une politique de gestion globale des orignaux qui englobait un plan de chasse sélectif. En vertu de ce plan, un nombre restreint de vignettes fut accordé pour la chasse à l’orignal adulte tandis que la chasse d’un seul faon fut autorisée dans n’importe quelle UGF pendant la saison de la chasse à l’orignal. Ce programme présumait que la chasse aux faons  n’aurait pas d’effet notable sur la croissance de l’ensemble de la population d’orignaux. Bien que la chasse à l’orignal et la taille de la population d’orignaux aient augmenté après le lancement de ce programme, la population d’orignaux en Ontario a baissé d’environ 20 % dans la dernière décennie.

En 2002, le MRNF a diminué le nombre de vignettes de chasse à l’orignal adulte dans 4 UGF autour du parc Algonquin au centre de l’Ontario et implanté un système de loterie pour un petit nombre de vignettes de chasse aux faons dans ces unités. Une analyse des données permettra la comparaison des tendances démographiques des populations d’orignaux et des estimations de recrutement des faons dans les 4 UGF entourant le parc Algonquin avec celles d’autres UGF dans le centre de l’Ontario, où le programme de chasse n’a pas changé et la chasse aux faons est plus libre. Les résultats de cette analyse contribueront à établir un plan de gestion de l’orignal à l’avenir.

 

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