Le Canada se distingue notamment par son incroyable patrimoine naturel et sa longue histoire de création de parcs et d’aires protégées. Regroupant des espaces relativement vierges, des parcs nationaux et provinciaux ainsi que des zones vertes communautaires, ces aires préservent nos ressources naturelles et servent de refuge à la faune et la flore. Par ailleurs, le rôle important que jouent ces aires pour aider le Canada à s’adapter aux conséquences du changement climatique est de plus en plus reconnu. Pour illustrer  la fonction essentielle de ces espaces, nous avons pris comme exemple cinq parcs nouveaux et existants qui nous permettent de relever naturellement un des plus importants défis de notre époque.

  1. Nunavut : Tallurutiup Imanga / détroit de Lancaster

Tallurutiup Imanga, également connu comme le détroit de Lancaster, est un excellent exemple d’un parc nouvellement créé pour aider à renforcer la résilience dans l’Arctique. Couvrant deux fois la superficie de la Nouvelle-Écosse, le détroit de Lancaster deviendra bientôt la plus grande aire protégée du Canada. Ce territoire inuit traditionnel revêt une grande importance écologique pour les communautés et l’énorme diversité de la faune de la région, incluant ours polaires, baleines, phoques et des millions d’oiseaux migrateurs. C’est également le lieu où près de 75 pour cent des narvals du monde passent leur été! Pour préserver cette formidable biodiversité contre le développement non durable et les effets du changement climatique, les limites de ce joyau du Nord du Canada furent établies en 2017.

  1. Colombie-Britannique : réserve de parc national et réserve d’aire marine nationale de conservation haïda Gwaii Haanas

Quand est-il d’agrandir les aires protégées existantes? C’est le cas de la formidable région haïda Gwaii! Établie en 2010 dans les eaux entourant la réserve du parc national Gwaii Haanas et le site du patrimoine haïda (collectivement baptisés Gwaii Haanas), la réserve d’aire marine nationale de conservation Gwaii Haanas représente une aire de terres et mers combinée de 5 000 kilomètres carrés. Ce site élargi fait partie d’un vaste système d’aires protégées englobant parcs provinciaux, réserves écologiques et 11 sites de conservation du patrimoine. Les luxuriantes forêts pluviales de la région abritent des aigles à tête blanche et des ours, tandis que les océans regorgent de baleines, marsouins et otaries.

  1. Manitoba et Ontario : zone interprovinciale de nature protégée

Pour découvrir le rôle que les régions sauvages du Canada jouent pour mitiger les effets du changement climatique, une visite de la forêt boréale s’impose, plus particulièrement la zone interprovinciale de nature protégée de 9 400 kilomètres carrés. Cette région comprend le parc provincial Woodland Caribou et la réserve de conservation d’Eagle Snowshoe, en Ontario, ainsi que le parc provincial Atikaki et certaines parties du parc provincial Nopiming, au Manitoba. Comme le changement climatique affecte déjà les forêts boréales du Canada, causant notamment sécheresse, feux de forêt et infestations d’insectes, le fait de gérer cet ensemble de parcs et de régions sauvages comme un seul territoire renforcera l’interconnectivité de cette région et l’aidera à mieux s’adapter aux changements environnementaux.

  1. Québec : parc national de la Gaspésie

Des réseaux d’aires protégées reliés les uns aux autres sont essentiels pour permettre à la faune et la flore de s’adapter aux conséquences du changement climatique, surtout dans les régions qui autorisent l’utilisation durable des ressources naturelles. Le parc national de la Gaspésie, au Québec, est un excellent exemple d’un tel réseau. Foyer d’un troupeau de caribous des bois montagnards, qui franchissent souvent les limites du parc, ce parc est administré par la province et l’Agence des parcs qui promeuvent des pratiques d’exploitation forestière durable afin de donner aux caribous et aux autres espèces qui y habitent l’espace dont ils ont besoin pour s’adapter au changement.

  1. Alberta : parc provincial de Glenbow Ranch

Situé à seulement 34 kilomètres du centre-ville de Calgary, le parc provincial de Glenbow Ranch est un exemple de site créé pour préserver un environnement unique menacé de disparition. Créé en 2006, ce parc aide à protéger les prairies à fétuque, l’un des écosystèmes les plus fragmentés et modifiés et les moins protégés de l’Alberta. Mais, Glenbow n’est pas seulement protégé parce que ses prairies sont menacées. En fait, il se trouve que ces prairies sauvages sont plus résistantes à la sécheresse et offrent une meilleure protection des sols. Elles sont aussi plus en mesure de soutenir la richesse de la biodiversité malgré les conditions climatiques changeantes, d’où leur importance pour la région environnante.

Pour faire connaître le rôle important que jouent les parcs et aires protégées dans la résistance au changement climatique, nous avons lancé Un arbuste de plus !, une nouvelle mission qui aidera les enfants à comprendre les effets du changement climatique sur la biodiversité et à intervenir. Cette campagne s’ajoute à nos autres missions axées sur l’environnement : Changer les lumières, Manger autrement, et Enquête sur l’empreinte carbone.