Les Premières Nations et la foresterie au Canada

Environ 70 pour cent des communautés autochtones vivent dans les régions forestières du Canada, mais historiquement, elles ont été sous-représentées dans le secteur forestier. Heureusement, cette situation connaît des changements rapides et les peuples et groupes autochtones jouent un rôle plus important dans la gestion de la restauration des forêts au Canada.

Au pays, des communautés autochtones sont d’importants partenaires dans près de 1400 entreprises, et un nombre grandissant de ces entreprises sont reconnues comme des chefs de file dans leur secteur, plus particulièrement en Saskatchewan. Avant de regarder de plus près une entreprise de cette région, nous aimerions apporter des précisions sur une idée fausse à propos de cette province.

Saskatchewan : le terrain de jeu forestier du Canada ?

Une vaste étendue dans les Prairies, le blé, les câlins de lapin et les plus grands fanatiques de football de la planète sont autant d’images évocatrices de la Saskatchewan, le « grenier » du Canada. Mais en mettant de côté ces stéréotypes, on constate que près de la moitié de la superficie de la province est dominée par une imposante forêt boréale, riche en biodiversité.

Communauté, culture et environnement :  Mistik Management Ltd.

Intendante de 1,8 million d’hectares de forêt boréale en Saskatchewan, l’entreprise Mistik a vu le jour en 1989. Gérée par NorSask Forest Products et Meadow Lake Pulp, des entreprises appartenant à 100 pour cent à des autochtones, Mistik déploie des efforts extraordinaires pour que ses activités bénéficient à la population locale et à l’environnement sur lequel comptent ces gens.

Les entrepreneurs engagés par Mistik qualifient de « forêts peuplées » l’endroit où ils travaillent, et près de 90 pour cent d’entre eux, dont environ 70 pour cent sont de descendance autochtone, habitent dans cette région. Mistik, ayant priorisé la santé des écosystèmes de la forêt, a développé des partenariats avec des scientifiques et des organismes qui peuvent aider à déterminer, évaluer et protéger les sites qui présentent une grande valeur de conservation. En 2008, grâce à l’un de ses partenaires, l’entreprise a recommandé directement au ministère de l’Environnement de la Saskatchewan de protéger en permanence les milieux humides de sa zone de gestion. Et pour démontrer son sérieux, Mistik a pris l’initiative d’éliminer tout impact forestier sur les milieux humides jusqu’à ce que soit établi un plan de protection.

De plus en plus, grâce au leadership d’entreprises détenues par des autochtones comme Mistik, le secteur forestier partout au Canada découvre des façons de transposer des aspects de ce modèle, concentré sur la communauté et l’environnement, qui conviennent à leurs activités. Dans le nord de la Saskatchewan, cette approche a aidé l’industrie forestière à devenir une force importante qui génère des ventes en produits forestiers de plus de un milliard de dollars, des exportations atteignant plus de 800 millions de dollars et 6000 emplois directs. Et, tout en maintenant la durabilité au cœur des activités, il en résulte des forêts vivantes, en santé, et des emplois stables pour les générations futures.

 

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Les forêts, la faune et l’histoire naturelle du Canada

Les forêts canadiennes sont grouillantes de vie. Elles nourrissent et abritent de nombreux animaux, du plus grand mammifère, comme le bison des bois, au plus petit, comme la musaraigne pygmée qui mesure 5 centimètres de long. Les oiseaux aussi bénéficient grandement des régions boisées de notre pays, car ils y trouvent de la nourriture et une protection. Environ cinq milliards d’oiseaux ayant migré vers le sud pour l’hiver reviennent dans nos forêts nordiques tous les étés pour se reproduire. Fait moins connu, les poissons aussi profitent de nos forêts et contribuent à leur croissance et à leur évolution.

Les animaux et la nature sont beaucoup plus interreliés qu’on ne le croit. Nous avons réuni des exemples pour vous montrer que si les forêts sont cruciales pour la faune, cette faune le leur rend au centuple.

Un soutien : l’écureuil des forêts de l’est du Canada
Il existe 22 espèces d’écureuils au Canada. Six d’entre elles ont appris à vivre dans les arbres, tandis que les 16 autres vivent au sol. Présents dans toutes les provinces et tous les territoires, les écureuils sont souvent considérés par les humains comme nuisibles. Toutefois, dans les forêts, c’est une tout autre histoire. L’écureuil gris de l’Est, par exemple, se porte à merveille dans les arbres des forêts de l’Est, car il y trouve de la nourriture en abondance et un abri. En échange, il joue un rôle important dans la régénération de la forêt : quand il enterre des noix et des graines dans le sol pour se nourrir en hiver, l’écureuil oublie souvent où se trouvent ses cachettes. Ainsi, au printemps, les graines et les noix se mettent à germer, ce qui crée de nouvelles plantes dans les forêts.
En relation : saumons, ours et arbres des forêts pluviales de la côte centrale et nordique de la C.-B.
La forêt pluviale du Grand Ours, en Colombie-Britannique, est la plus grande forêt pluviale tempérée du monde. Elle doit son nom à deux espèces qui l’habitent : le grizzli et l’ours noir au pelage blanc, surnommé « ours esprit ». Cette forêt, qui abrite également la martre, le loup et le cerf à queue noire, compte cinq espèces de saumon dans ses eaux. Quand nous pensons au mot « poisson », nous ne pensons pas à la forêt, mais il existe toute une population de saumons dans la forêt du Grand Ours et elle est essentielle à la richesse et à la santé de la forêt. Voici pourquoi : quand le saumon remonte les cours d’eau pour frayer, il attire des ours et d’autres mammifères carnivores qui se nourrissent de ces poissons migrateurs. Quand les saumons survivent à la remontée, ils fraient puis meurent. Leur corps se décompose et sert de nourriture aux arbres et aux végétaux. En retour, les arbres en bordure de l’eau favorisent le développement des œufs de saumons grâce à leurs racines et leurs aiguilles, et ils leur procurent aussi une ombre rafraîchissante. En 2016, une entente est survenue pour protéger la forêt pluviale du Grand Ours et mettre en place des pratiques durables pour l’utilisation des terres. Cette entente permettra désormais au précieux cycle de vie de la forêt de se poursuivre pendant des générations.
Un atout dans la forêt boréale : le lièvre d’Amérique

La forêt boréale du Canada est la plus grande forêt intacte du monde. Elle abrite 85 espèces animales. Ses ressources sont si abondantes qu’elle attire chaque année la moitié des oiseaux d’Amérique du Nord, qui y nichent pour se reproduire. Populaire auprès des oiseaux et d’autres espèces bien connues, cette forêt de 5000 km est également l’habitat du lièvre d’Amérique, un animal aussi répandu que l’écureuil. Puisqu’il vit au sol, le lièvre d’Amérique préfère la végétation dense qui pousse au pied de la canopée principale de la forêt, où il peut se procurer de la nourriture et se protéger des prédateurs. Les scientifiques le considèrent comme une « proie indispensable », car une diminution importante de sa population dans la forêt boréale entraînerait une réduction d’autres espèces carnivores, ce qui déséquilibrerait tout l’écosystème.

Les forêts canadiennes servent d’habitat à de nombreuses espèces uniques. Chacune de ces espèces joue un rôle essentiel dans l’équilibre de l’écosystème. Toutes ces relations complexes sont un beau jeu d’entraide : les régions sauvages contribuent à la faune du pays et les animaux façonnent nos forêts.

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Forêts vivantes du Canada : mythes, érable et nous

Plus que de gigantesques machines complexes et interconnectées qui produisent, entre autres, le meilleur sirop d’érable au monde, nos forêts sont au cœur de l’identité de notre pays et procurent des avantages environnementaux, économiques et sociaux souvent négligés. Un bref regard sur les nombreux bienfaits que les forêts vivantes apportent aux gens et animaux suffit à souligner leur énorme importance – et pourquoi nous devons faire tout en notre pouvoir pour les préserver.

Mythiques et majestueuses

La plus grande partie de la couverture forestière du Canada est nommée en l’honneur du dieu grec du vent du nord, Borée. S’étendant vers le sud à partir de la frontière de l’Alaska pour se terminer à Terre-Neuve, la forêt boréale occupe environ 75 pour cent des terres forestières du pays. Massive et imposante, elle tend à éclipser le rôle combiné que les 8 principales régions forestières du Canada jouent pour faire de notre pays un endroit où il faut bon vivre et travailler.

Non seulement les régions forestières du Canada, notamment les forêts boréale, acadienne, côtière et subalpine, font-elles partie des plus importants producteurs d’oxygène de la planète, mais elles absorbent et emmagasinent également des quantités énormes de dioxyde de carbone de l’atmosphère, atténuant ainsi les effets du changement climatique.

En plus de nous permettre de respirer, les forêts contribuent à préserver les sols, font circuler les nutriments et agissent comme des purificateurs naturels, filtrant les polluants dans l’air et l’eau. Ces bienfaits se ressentent aussi dans nos plus grandes villes, les arbres dans les parcs et les boulevards aidant à améliorer la qualité de l’air et de l’eau.

Par ailleurs, un grand nombre d’animaux trouvent leurs abris, nourriture et eau dans les habitats forestiers. En effet, environ les deux tiers des 140 000 espèces fauniques du Canada dépendent des écosystèmes forestiers. C’est le cas notamment des 150 différentes sortes d’oiseaux chanteurs vivant dans la forêt boréale, de l’ours esprit des forêts fluviales côtières de la Colombie-Britannique, des loups et wapitis des provinces des Prairies ainsi que des orignaux et cerfs de Virginie qui ont élu domicile dans la Forêt des Grands-Lacs et du St-Laurent.

Précieuses et productives

En 2016, l’industrie forestière a contribué à hauteur de 23,1 milliards de dollars au PIB national et fourni près de 1 000 000 d’emplois directs et indirects. Ces postes comprennent des forestiers, scientifiques, ingénieurs et travailleurs spécialisés ainsi que les emplois occupés dans les entreprises de services du secteur. L’engagement du Canada envers la gestion durable de nos forêts – incluant la restauration de tous les lieux de récolte de la forêt de la Couronne – démontre également que l’industrie est une source d’emploi stable à long terme, particulièrement dans les collectivités rurales et indigènes.

Lorsqu’on invoque les avantages économiques et les produits issus de nos forêts, le bois d’œuvre et les pâtes et papiers figurent généralement en tête de liste. Or, les produits alimentaires tels les bleuets, les champignons et la viande de gibier, comme le cerf, sont d’un grand apport aux collectivités rurales. Et n’oublions surtout pas le produit chéri des Canadiens et Canadiennes, le sirop d’érable, qui a généré
381 millions de dollars en 2016, en grande partie grâce à la gestion responsable de nos forêts.

Les forêts ont joué un rôle crucial dans l’essor du Canada et restent essentielles à son avenir. C’est pourquoi il est important de reconnaître et de célébrer leur grand apport à notre qualité de vie – elles filtrent l’air que nous respirons, soutiennent la biodiversité, génèrent des produits utiles et des emplois de qualité, nous fournissent de magnifiques espaces et consolident nos collectivités. Que deviendrions-nous, et nos pancakes, sans elles?

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L’APFC et Éco Héros lancent l’Initiative des forêts vivantes

Vancouver (C.-B.), 15 mars 2018 – Des forêts canadiennes saines, pleines de vie et durables : voilà le thème d’une nouvelle initiative pour les jeunes, annoncée aujourd’hui par l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) et Éco Héros, une organisation de conservation pour les enfants.

Annoncée en marge du Forum GLOBE, le plus grand et plus ancien sommet en matière de leadership pour les entreprises durables en Amérique du Nord, l’initiative conjointe Forêts vivantes cherchera particulièrement à informer les jeunes sur les nombreux avantages que des forêts en santé nous procurent et sur ce qu’il faut faire pour qu’elles continuent à se développer pour les générations à venir.

Pour sensibiliser davantage les jeunes au rôle central des forêts au Canada, le coup d’envoi de l’initiative sera donné le 1er mai 2018 avec le lancement du tout premier concours de photos Forêts vivantes d’Éco Héros, ouvert aux aspirants photographes de 12 ans et moins du Canada. Les catégories seront les suivantes : meilleure photo d’animaux sauvages, meilleure photo de paysages forestiers et meilleure photo d’arbres. Un jury d’experts examinera toutes les photos soumises et les prix seront remis aux gagnants de chaque catégorie à la fin du concours, le 18 juin 2018.

Les forêts canadiennes offrent d’énormes avantages environnementaux, économiques et sociaux. Abritant près de 70 pour cent des espèces terrestres canadiennes, les forêts en santé nous fournissent l’air que nous respirons et contribuent à réduire les impacts des changements climatiques. Elles jouent aussi un rôle crucial dans l’économie canadienne, le secteur forestier étant l’une des plus grandes sources d’emploi au pays, tout en fournissant d’importants produits comme le bois d’œuvre et le papier journal.

Tovah Barocas, vice-présidente des relations extérieures d’Éco Héros :

 « Comme futurs responsables de certaines des forêts les plus vigoureuses du monde, les enfants canadiens doivent s’intéresser directement à la santé de cette incroyable ressource naturelle. Éco Héros se réjouit de collaborer avec l’APFC à cette initiative emballante pour éduquer et inspirer la prochaine génération de chefs de file de la conservation. »

Derek Nighbor, chef de la direction de l’Association des produits forestiers du Canada :

 « Nous considérons ce partenariat avec Éco Héros comme une partie importante des efforts constants de l’APFC pour communiquer à la population le rôle crucial de notre secteur dans la gestion durable des ressources et la création d’emplois pour les Canadiens. »

À propos d’Éco Héros

Éco Héros est une organisation de conservation qui vise à transmettre aux enfants canadiens des connaissances positives sur l’environnement et à leur donner confiance pour agir. Elle propose une série d’activités gratuites auxquelles les jeunes peuvent participer à l’école, à la maison et dans leur collectivité. Toutes ces activités sont éducatives et mobilisatrices et, plus important encore, elles montrent aux enfants qu’il n’est pas trop tard pour aider la planète et que les gestes que nous posons aujourd’hui auront une importance demain. Éco Héros compte plus de 175 000 membres âgés de 6 à 12 ans dans tout le Canada, qui se sont tous engagés à contribuer à la protection des animaux et de leur habitat. http://www.ecoheros.ong/

 À propos de l’APFC

L’APFC offre une voix, au Canada et à l’étranger, aux producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement. L’industrie des produits forestiers, dont le chiffre d’affaires annuel atteint 69 milliards de dollars et qui représente 2 % du PIB du Canada, est l’un des plus gros employeurs du pays. L’industrie a des activités dans plus de 600 collectivités et procure 230 000 emplois directs et un million d’emplois indirects d’un océan à l’autre. Le secteur des produits forestiers est un chef de file mondial de l’aménagement forestier durable; il est un partenaire majeur de la lutte contre les changements climatiques et a investi 1,5 milliard de dollars dans les technologies propres depuis cinq ans.

Pour plus d’information :

Chris Chaplin
Directeur principal, Communications
Éco Héros
Téléphone : 416-669-9155
Courriel : cchaplin@earthrangers.com

Richard Walker
Directeur principal, Communications et affaires publiques
Association des produits forestiers du Canada
Téléphone : 613-563-1441, poste 318
Courriel : rwalker@fpac.ca

Cinq parcs canadiens qui protègent la biodiversité et contribuent à la lutte contre le changement climatique.

Le Canada se distingue notamment par son incroyable patrimoine naturel et sa longue histoire de création de parcs et d’aires protégées. Regroupant des espaces relativement vierges, des parcs nationaux et provinciaux ainsi que des zones vertes communautaires, ces aires préservent nos ressources naturelles et servent de refuge à la faune et la flore. Par ailleurs, le rôle important que jouent ces aires pour aider le Canada à s’adapter aux conséquences du changement climatique est de plus en plus reconnu. Pour illustrer  la fonction essentielle de ces espaces, nous avons pris comme exemple cinq parcs nouveaux et existants qui nous permettent de relever naturellement un des plus importants défis de notre époque.

  1. Nunavut : Tallurutiup Imanga / détroit de Lancaster

Tallurutiup Imanga, également connu comme le détroit de Lancaster, est un excellent exemple d’un parc nouvellement créé pour aider à renforcer la résilience dans l’Arctique. Couvrant deux fois la superficie de la Nouvelle-Écosse, le détroit de Lancaster deviendra bientôt la plus grande aire protégée du Canada. Ce territoire inuit traditionnel revêt une grande importance écologique pour les communautés et l’énorme diversité de la faune de la région, incluant ours polaires, baleines, phoques et des millions d’oiseaux migrateurs. C’est également le lieu où près de 75 pour cent des narvals du monde passent leur été! Pour préserver cette formidable biodiversité contre le développement non durable et les effets du changement climatique, les limites de ce joyau du Nord du Canada furent établies en 2017.

  1. Colombie-Britannique : réserve de parc national et réserve d’aire marine nationale de conservation haïda Gwaii Haanas

Quand est-il d’agrandir les aires protégées existantes? C’est le cas de la formidable région haïda Gwaii! Établie en 2010 dans les eaux entourant la réserve du parc national Gwaii Haanas et le site du patrimoine haïda (collectivement baptisés Gwaii Haanas), la réserve d’aire marine nationale de conservation Gwaii Haanas représente une aire de terres et mers combinée de 5 000 kilomètres carrés. Ce site élargi fait partie d’un vaste système d’aires protégées englobant parcs provinciaux, réserves écologiques et 11 sites de conservation du patrimoine. Les luxuriantes forêts pluviales de la région abritent des aigles à tête blanche et des ours, tandis que les océans regorgent de baleines, marsouins et otaries.

  1. Manitoba et Ontario : zone interprovinciale de nature protégée

Pour découvrir le rôle que les régions sauvages du Canada jouent pour mitiger les effets du changement climatique, une visite de la forêt boréale s’impose, plus particulièrement la zone interprovinciale de nature protégée de 9 400 kilomètres carrés. Cette région comprend le parc provincial Woodland Caribou et la réserve de conservation d’Eagle Snowshoe, en Ontario, ainsi que le parc provincial Atikaki et certaines parties du parc provincial Nopiming, au Manitoba. Comme le changement climatique affecte déjà les forêts boréales du Canada, causant notamment sécheresse, feux de forêt et infestations d’insectes, le fait de gérer cet ensemble de parcs et de régions sauvages comme un seul territoire renforcera l’interconnectivité de cette région et l’aidera à mieux s’adapter aux changements environnementaux.

  1. Québec : parc national de la Gaspésie

Des réseaux d’aires protégées reliés les uns aux autres sont essentiels pour permettre à la faune et la flore de s’adapter aux conséquences du changement climatique, surtout dans les régions qui autorisent l’utilisation durable des ressources naturelles. Le parc national de la Gaspésie, au Québec, est un excellent exemple d’un tel réseau. Foyer d’un troupeau de caribous des bois montagnards, qui franchissent souvent les limites du parc, ce parc est administré par la province et l’Agence des parcs qui promeuvent des pratiques d’exploitation forestière durable afin de donner aux caribous et aux autres espèces qui y habitent l’espace dont ils ont besoin pour s’adapter au changement.

  1. Alberta : parc provincial de Glenbow Ranch

Situé à seulement 34 kilomètres du centre-ville de Calgary, le parc provincial de Glenbow Ranch est un exemple de site créé pour préserver un environnement unique menacé de disparition. Créé en 2006, ce parc aide à protéger les prairies à fétuque, l’un des écosystèmes les plus fragmentés et modifiés et les moins protégés de l’Alberta. Mais, Glenbow n’est pas seulement protégé parce que ses prairies sont menacées. En fait, il se trouve que ces prairies sauvages sont plus résistantes à la sécheresse et offrent une meilleure protection des sols. Elles sont aussi plus en mesure de soutenir la richesse de la biodiversité malgré les conditions climatiques changeantes, d’où leur importance pour la région environnante.

Pour faire connaître le rôle important que jouent les parcs et aires protégées dans la résistance au changement climatique, nous avons lancé Un arbuste de plus !, une nouvelle mission qui aidera les enfants à comprendre les effets du changement climatique sur la biodiversité et à intervenir. Cette campagne s’ajoute à nos autres missions axées sur l’environnement : Changer les lumières, Manger autrement, et Enquête sur l’empreinte carbone.

Parcs et zones protégées : des solutions durables au réchauffement de la planète.

Le réchauffement climatique, également appelé réchauffement global, est le phénomène de changement du régime climatique de notre planète sur de longues périodes de temps. Au cours du dernier siècle, la température de la surface de la Terre a augmenté d’environ 1°C. Cela peut sembler peu, mais les scientifiques s’accordent pour dire que franchir la barre des 2 °C serait catastrophique pour les êtres humains, la faune et leurs milieux de vie!

Pourquoi notre planète se réchauffe-t-elle? Cette vidéo produite l’explique :

En résumé, plus la planète se réchauffe, plus les phénomènes climatiques extrêmes augmentent, provoquant incendies de forêt, tempêtes de verglas et de vent, inondations, sécheresses et hivers plus chauds. Ces phénomènes représentent également un danger pour notre santé, nos foyers, nos commerces, notre économie et notre société. À preuve, l’incendie qui a ravagé Fort McMurray, en Alberta, en 2016, et l’ouragan Harvey, qui a laissé plusieurs villes du Texas dévastées à l’automne 2017.

Mais que pouvons-nous faire? La bonne nouvelle est qu’il existe des solutions pour aider à réduire notre impact environnemental. Le recours aux nouvelles technologies, l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’adoption de mesures incitatives progressives contribuent à limiter les émissions, à protéger la biodiversité et à atténuer les effets du changement climatique. Les parcs et les espaces naturels font également partie de la solution – en fait, ils forment l’essentiel de la solution, surtout en ce qui concerne l’adaptation au changement climatique.

Selon un rapport d’un comité intergouvernemental sur la protection de la biodiversité, plus de 13 000 zones protégées en Amérique du Nord – incluant espaces sauvages et réserves de faune intacts, parcs, et zones indigènes protégées et conservées – jouent un rôle crucial pour aider les gens, les espèces et les écosystèmes à s’adapter au changement climatique et à en atténuer les effets, notamment :

  1. Conservation de la biodiversité. Dans un contexte climatique changeant, les espaces protégés offrent aux plantes et animaux un milieu de vie stable.
  2. Services de protection de l’écosystème. Assurer de l’eau potable et aider à réguler le climat et la température. Les espaces naturels sains et intacts offrent également plus de protection contre les inondations et tempêtes.
  3. Interconnexion des habitats, qui aident les plantes et animaux à se déplacer et à survivre dans de nouveaux environnements.
  4. Captage et stockage du carbone. Les forêts, océans et prairies diminuent, selon des processus naturels, les niveaux de gaz à effet de serre.

Selon le GIEC des Nations Unies, de 20 à 30 pour cent des plantes et animaux de la planète seraient menacés d’extinction sans l’établissement d’espaces naturels interconnectés. Ce constat, conjugué aux études démontrant que la destruction des habitats – causée depuis des années par la déforestation et l’agriculture – confirme que le monde entre dans une ère d’anéantissement biologique et que nous devons agir maintenant.

Pour faire connaître le rôle important que jouent les parcs et zones protégées dans la résistance au changement climatique, nous avons lancé un arbuste de plus, une nouvelle mission qui aidera les enfants à comprendre les effets du changement climatique sur la biodiversité et à intervenir. Cette campagne s’ajoute à nos autres missions axées sur l’environnement : Changer les lumières, Manger autrement, et Enquête sur l’empreinte carbone.

Au cours des mois à venir, nous publierons d’autres récits inspirants sur les actions entreprises pour protéger la biodiversité et lutter contre le changement climatique. Alors, restez à l’affût et, entre-temps, invitez vos enfants à s’engager!