Comment sont les bélugas? Nous allons demander nos amis de GREMM!

Depuis 2016, nos partenaires au GREMM travaillent d’arrache-pied pour surveiller la population de bélugas dans le fleuve Saint-Laurent. Pour lever le voile sur leur déclin alarmant dans la baie Sainte-Marguerite (environ 250 km au nord-est de la ville de Québec) et trouver des réponses à d’importantes questions, l’équipe s’est pourvue d’outils de pointe qui commencent à montrer des résultats. D’abord, la brigade a dressé une tour d’observation de six mètres de haut au milieu de la baie pour lui permettre d’étudier les bélugas sans les déranger. L’équipe a également utilisé des drones pour les suivre sans bruit durant leurs déplacements.

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En résumé, le GREMM s’est donné pour mission de vérifier si le bruit causé par les bateaux qui circulent dans la baie à proximité des bélugas perturbe la communication entre les mères et leurs petits. Comme les bébés bélugas dépendent du lait de leur mère pendant les deux premières années de leur vie, il est crucial que les mères et leurs petits ne s’éloignent pas trop l’un de l’autre. Pour rester en contact, ces mammifères marins utilisent une variété d’appels sous l’eau, mais en raison du nombre sans cesse croissant d’embarcations dans le secteur, parfois, ces appels sont difficiles à entendre, isolant les bébés de leur mère.

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À l’aide de microphones sous-marins spécialisés, appelés hydrophones, le GREMM a écouté le troupeau et a enregistré ses « conversations » pour voir à quel point le bruit des bateaux nuit à la distance que peuvent parcourir les appels des baleines. L’équipe a pu constater que la portée des sons des bélugas était nettement réduite lorsque l’intensité du bruit dans l’eau était forte – en fait, les signaux sonores des bébés bélugas voyageaient la moitié moins loin dans un environnement bruyant que dans des eaux sans bateaux. Si leurs appels ne peuvent plus parcourir autant de distance qu’il est nécessaire, les bébés bélugas séparés de leur mère courent un risque plus élevé de ne plus la retrouver, risque qui peut leur être fatal.

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Pour préciser encore davantage ses mesures, le GREMM utilisera des technologies toujours plus pointues au fil de ses recherches de manière à mieux estimer la difficulté pour les baleines à communiquer à travers le bruit des bateaux. Ces données seront cruciales pour démontrer à quel point les bateaux peuvent avoir des répercussions néfastes sur la vie des bélugas. Espérons qu’elles aideront aussi à plaider la cause de ces baleines et à empêcher la circulation maritime dans les habitats vitaux à leur reproduction. À suivre !

Commencez votre campagne Rescapez la nature ! pour protéger les bélugas dès aujourd’hui !

 

En collaboration avec : GREMM-logo

Tovah Barocas nommée présidente de Éco Héros

Le conseil d’administration de Éco Héros est heureux d’annoncer la nomination de Tovah Barocas comme présidente. Madame Barocas a pris ses fonctions le 2 juillet dernier.

Tovah a joué un rôle essentiel dans le succès de Éco Héros. Elle a occupé des postes de plus en plus importants au cours des dix dernières années et, plus récemment, celui de vice-présidente des relations extérieures. Tovah a non seulement été directement responsable de tout le développement des revenus, des partenariats et des communications, mais elle a également mis en œuvre le lancement de la section francophone de notre marque, Éco Héros. Enfin, tout dernièrement, elle a chapeauté l’expansion du programme de sensibilisation aux changements climatiques.

« Éco Héros entre dans une phase de développement très enthousiasmante et l’organisme présente de bonnes perspectives de croissance. Nous sommes ravis d’avoir Tovah à notre tête pour mener à bien cette prochaine étape, soulignait Liz Schad, présidente du conseil. Tovah possède de grandes compétences et fait preuve de créativité et d’énergie. J’ai hâte de me mettre à l’œuvre avec elle pour poursuivre le travail accompli à ce jour. »

Tovah remplace le cofondateur et président de Éco Héros Peter Kendall, qui a choisi de se concentrer sur son rôle de directeur général de la Fondation Schad. Peter continuera de soutenir Éco Héros par l’entremise de la Fondation Schad et à titre de membre du conseil d’administration de Éco Héros.

Le conseil souhaite exprimer sa plus vive gratitude envers Peter pour toutes ses années de service, de vision et de leadership. Depuis la cofondation avec Robert Schad, en 2004, Peter a fait de Éco Héros le plus grand organisme mondial de conservation de la nature pour les jeunes. Notre organisme sensibilise et motive des millions d’enfants partout au Canada à s’engager à protéger la faune et la nature.

 

À propos de Tovah

Diplômée de l’Université de Toronto, Tovah a commencé sa carrière dans l’industrie du cinéma, à la fois dans sa ville natale de Miami au Miami Jewish Film Festival et au Canadian Film Center à Toronto. En 2009, Tovah a joint l’équipe de Éco Héros, puis, en 2012, elle a occupé le poste de directrice du développement pour passer à celui de vice-présidente des affaires extérieures en 2017. Durant son mandat à Éco Héros, Tovah a formé un nombre considérable de partenariats avec le secteur privé et tous les paliers de gouvernements. Mais peut-être plus important encore, elle a joué un rôle primordial dans la planification stratégique et la croissance de Éco Héros pour en faire le plus grand organisme de conservation de la nature au monde destiné aux enfants. En 2017, la province de l’Ontario l’a désignée « véritable pionnière qui transforme notre province et qui joue un rôle de premier plan dans l’orientation de notre avenir. »

La passion, l’optimisme et l’inventivité des enfants ne cessent de m’émerveiller. Confrontés à la myriade de défis auxquels notre planète fait face, ils ne réagissent pas par le désespoir. Au contraire, ils passent à l’action et trouvent des solutions. Les récents rapports sur le déclin des espèces et les changements climatiques indiquent la nécessité, pour tous les segments de la société, y compris les enfants, de prendre des mesures rapides et décisives. Je suis reconnaissante à mon prédécesseur Peter Kendall et au conseil d’administration de Éco Héros de me donner la chance de diriger cet incroyable organisme et de représenter plus de 200 000 membres dans leur combat pour l’avenir de notre planète.

Des prairies pour les monarques

Quand le printemps arrive, la nature se réveille et les espèces animales qui ont passé l’hiver dans le Sud reviennent. Dehors, on entend la jolie chanson du rouge-gorge, et dans le jardin, les tulipes et les crocus se montrent le bout du nez. Bientôt, les abeilles, les insectes et les papillons seront de retour, profitant des jours plus longs et des températures plus douces.

L’une des plus extraordinaires migrations d’insectes a justement lieu ici chaque printemps : celle des monarques. Ce papillon est connu pour son incroyable traversée de l’Amérique du Nord. À l’automne, alors que les jours raccourcissent et que l’air se rafraîchit, des millions de ces délicats insectes quittent leur domaine vital au Canada et aux États-Unis pour voler vers le sud. Ils continuent jusqu’à ce qu’ils atteignent la Californie du Sud ou le centre du Mexique, à plus de 3 200 kilomètres de distance !

Vers la fin de l’hiver, les monarques du Mexique et de la Californie s’accouplent. Les femelles prennent alors la direction du nord et pondent leurs œufs sur les asclépiades le long de leur parcours. Les asclépiades sont importantes parce qu’une fois les œufs éclos et les chenilles à rayures vertes et blanches sorties de leur cocon, ces insectes ne se nourrissent que de cette plante. Ainsi, même si l’asclépiade est parfois considérée comme une mauvaise herbe, elle est capitale pour la survie de cette espèce à risque.

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Cet été, Conservation de la nature Canada (CNC) redoublera d’efforts pour s’assurer que les papillons de retour chez nous aient les plantes indigènes – dont de l’asclépiade – dont ils ont besoin pour survivre. En mai déjà, CNC organisait un événement bénévole afin de planter des milliers de graines de plantes indigènes (comme de la bergamote et des rudbeckies) dans un champ de foin en Ontario.

Une fois adultes, les papillons se nourrissent du nectar des fleurs. Il est donc important que les monarques aient accès à un grand nombre de fleurs sauvages indigènes pour se gaver de nectar tout au long du printemps, de l’été et de l’automne. Ainsi, l’automne venu, les monarques qui se seront bien nourris de ces nouvelles fleurs sauvages auront la force nécessaire pour voler vers le sud pour y passer l’hiver, favorisant ainsi l’émergence de nouvelles générations.

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Éco Héros soutient cet important travail par l’entremise de son programme Rescapez la nature !, qui encourage les enfants de partout au Canada à amasser des fonds pour permettre la poursuite de ce projet passionnant. Apprenez-en plus sur la façon de vous impliquer en famille en vous rendant à https://www.ecoheros.ca/rescapez-la-nature/fr/promesse !

En collaboration avec :NCC

 

Fièrement commandité par :CRH-web

Protégez l’une des plus grandes migrations sur Terre

La migration du monarque nord-américain est un périple fascinant et unique au monde. À l’automne, les monarques qui vivent à l’est des Rocheuses volent jusqu’au Mexique et se répartissent dans 12 emplacements, tous situés dans la ceinture montagneuse de la cordillère néovolcanique. Ils forment alors des groupes de plusieurs millions de papillons. Au printemps, ces rassemblements commencent à se disperser et les papillons entreprennent leur voyage de retour de 5 000 km vers leur habitat nordique. Fait énigmatique, le monarque qui revient chez nous est souvent distant d’une ou de deux générations du monarque qui a entamé sa migration vers le sud.

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Malheureusement, le monarque est classé comme espèce en voie de disparition. Le changement des conditions environnementales et la perte d’habitat crucial à sa reproduction et à son ravitaillement en nectar en sont les principaux responsables. Le déclin des monarques s’est amorcé dans les années 1990 : en l’espace de deux décennies, sa population dans l’est de l’Amérique du Nord est passée de près d’un milliard de papillons à seulement 200 millions.

Il est toutefois encourageant de constater que des chercheurs et des environnementalistes d’un bout à l’autre du continent travaillent d’arrache-pied pour aider les monarques à faire un retour en force. L’une de ces initiatives prometteuses, mise sur pied par Conservation de la nature Canada (CNC), consiste à rétablir les habitats essentiels à la migration, à la reproduction et à la subsistance des monarques au Canada. Et cette année, Éco Héros s’est associé à CNC pour mener à bien deux projets de restauration, l’un à Mono Mills, en Ontario, et l’autre sur l’île Bouchard, au Québec. Ces deux programmes amélioreront et protégeront au total 147 acres pour l’habitat du monarque. Sur ces aires protégées, nous nous affairons à planter des fleurs sauvages indigènes et de l’asclépiade, à éliminer les espèces envahissantes et à encourager les communautés locales à en apprendre plus sur le monarque en participant à des initiatives de science citoyenne.

Mono Mills

Mono Mills

Île Bouchard

Île Bouchard

 

Les petits Canadiens peuvent eux aussi contribuer à ces projets par l’entremise de notre programme Rescapez la nature ! en recueillant des fonds pour soutenir l’important travail de CNC et aider les monarques à reprendre leur place. À ce jour, plus de 19 000 $ ont été récoltés par des membres comme Leia, qui a vendu des bonshommes de neige au chocolat chaud faits maison et a amassé 250 $ au cours de sa campagne de collecte de fonds pour le monarque.

 

L’héroïne Leia avec ses bonshommes de neige au chocolat chaud

L’héroïne Leia avec ses bonshommes de neige au chocolat chaud

 

Apprenez-en plus sur la façon de vous impliquer en famille en vous rendant à https://www.ecoheros.ca/rescapez-la-nature/fr/promesse !

En collaboration avec :NCC

 

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Rapport final du projet de salamandre

Le projet pour rescaper les salamandres est terminé et nous sommes très heureux d’annoncer qu’il a connu un grand succès! Le soutien de milliers d’enfants d’un bout à l’autre du Canada nous a permis d’amasser 37 500 $ pour la protection de plus de 324 hectares sur le mont Covey Hill au Québec.

Prolongement le plus nordique du massif montagneux des Adirondacks, Covey Hill s’élève à plus de 340 mètres et surplombe la vallée de Châteauguay. Covey Hill est le site de la plus ancienne tourbière au Québec, et neuf des 10 espèces de salamandres trouvées dans la province en font leur habitat.

Maintenant que Conservation de la nature Canada (CNC) est propriétaire de ces terres, des études biologiques et des activités de restauration seront entreprises pour préserver la région.

Figure 2 :  La tourbière de Covey Hill et les terres environnantes. © Mark Tomalty

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Les Premières Nations et la foresterie au Canada

Environ 70 pour cent des communautés autochtones vivent dans les régions forestières du Canada, mais historiquement, elles ont été sous-représentées dans le secteur forestier. Heureusement, cette situation connaît des changements rapides et les peuples et groupes autochtones jouent un rôle plus important dans la gestion de la restauration des forêts au Canada.

Au pays, des communautés autochtones sont d’importants partenaires dans près de 1400 entreprises, et un nombre grandissant de ces entreprises sont reconnues comme des chefs de file dans leur secteur, plus particulièrement en Saskatchewan. Avant de regarder de plus près une entreprise de cette région, nous aimerions apporter des précisions sur une idée fausse à propos de cette province.

Saskatchewan : le terrain de jeu forestier du Canada ?

Une vaste étendue dans les Prairies, le blé, les câlins de lapin et les plus grands fanatiques de football de la planète sont autant d’images évocatrices de la Saskatchewan, le « grenier » du Canada. Mais en mettant de côté ces stéréotypes, on constate que près de la moitié de la superficie de la province est dominée par une imposante forêt boréale, riche en biodiversité.

Communauté, culture et environnement :  Mistik Management Ltd.

Intendante de 1,8 million d’hectares de forêt boréale en Saskatchewan, l’entreprise Mistik a vu le jour en 1989. Gérée par NorSask Forest Products et Meadow Lake Pulp, des entreprises appartenant à 100 pour cent à des autochtones, Mistik déploie des efforts extraordinaires pour que ses activités bénéficient à la population locale et à l’environnement sur lequel comptent ces gens.

Les entrepreneurs engagés par Mistik qualifient de « forêts peuplées » l’endroit où ils travaillent, et près de 90 pour cent d’entre eux, dont environ 70 pour cent sont de descendance autochtone, habitent dans cette région. Mistik, ayant priorisé la santé des écosystèmes de la forêt, a développé des partenariats avec des scientifiques et des organismes qui peuvent aider à déterminer, évaluer et protéger les sites qui présentent une grande valeur de conservation. En 2008, grâce à l’un de ses partenaires, l’entreprise a recommandé directement au ministère de l’Environnement de la Saskatchewan de protéger en permanence les milieux humides de sa zone de gestion. Et pour démontrer son sérieux, Mistik a pris l’initiative d’éliminer tout impact forestier sur les milieux humides jusqu’à ce que soit établi un plan de protection.

De plus en plus, grâce au leadership d’entreprises détenues par des autochtones comme Mistik, le secteur forestier partout au Canada découvre des façons de transposer des aspects de ce modèle, concentré sur la communauté et l’environnement, qui conviennent à leurs activités. Dans le nord de la Saskatchewan, cette approche a aidé l’industrie forestière à devenir une force importante qui génère des ventes en produits forestiers de plus de un milliard de dollars, des exportations atteignant plus de 800 millions de dollars et 6000 emplois directs. Et, tout en maintenant la durabilité au cœur des activités, il en résulte des forêts vivantes, en santé, et des emplois stables pour les générations futures.

 

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